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TND, orientation et insertion professionnelle

14 Janvier 2026

Trouble du neurodéveloppement (TND), orientation et insertion professionnelle

Les personnes vivant avec un TND sont davantage susceptibles de rencontrer des défis dans leur cursus scolaire et leur insertion professionnelle mais des solutions existent pour les accompagner. 

1. Faire reconnaitre ses difficultés pour avoir accès aux différents dispositifs d’accessibilité et de compensation :  

Dès le diagnostic de trouble posé, il est possible de demander à l’établissement scolaire la mise en place d’aménagements pour la scolarité et les examens, via un plan d’accompagnement personnalisé (PAP), ou un projet personnalisé de scolarisation en cas de situation de handicap (PPS). La reconnaissance de handicap de la part de la MDPH permet si nécessaire de bénéficier du prêt de matériel informatique mais également de l’accompagnement d’une AESH(accompagnant des élèves en situation de handicap), d’un dispositif ULIS (unité localisée pour l’inclusion scolaire) ou d’un dispositif d’Autorégulation (DAR) pour poursuivre une scolarisation en classe ordinaire malgré des défis particuliers. Dans le cadre de l’orientation via Afelnet, cette reconnaissance permet également de bénéficier de points supplémentaires pour l’affectation en lycée.  

Si l’élève présente des difficultés scolaires graves et persistantes auxquelles aucune actions d'aide et de soutien n'a pu remédier,  une orientation vers un établissement d'enseignement adapté (Sections d'enseignement général et professionnel adapté de collège (SEGPA) et Établissements Régionaux d'Enseignements Adaptés (EREA)) conduisant à la passation d’un certificat d'aptitude professionnelle (CAP) ou d’un baccalauréat professionnel peut être proposée par l’équipe éducative. L’accès à ces structures est soumis à l’approbation de l’inspecteur d’Académie ou, pour les élèves en situation de handicap, à une notification de la MDPH.   

Si le besoin de soutien éducatif et de coordination des soins et rééducations est important, l’élève en situation de handicap peut être accompagné ou accueilli sur un temps variable par un établissement médicosocial (EMS : SIPFP( section d’initiation et de première formation professionnelle, anciennement institut médico-professionnel) ou DITEP (dispositif intégré thérapeutique, éducatif et pédagogique)) sur demande de sa famille et notification de la MDPH. Il y sera accompagné dans sa scolarité en fonction de ses capacités et besoins, avec des objectifs personnalisés (scolarisation dans une unité d'enseignement interne à l’établissement médico-social, scolarisation à temps partagé entre un établissement scolaire et l'unité d'enseignement de son EMS , scolarisation en unité d’enseignement externalisée).  

Après le baccalauréat, les élèves qui poursuivent leur formation au sein de l’Education Nationale, en BTS(brevet de technicien supérieur) ou CPGE(classe préparatoire des grandes écoles), peuvent continuer à bénéficier d’un PAP ou PPS et des aménagements d’examen correspondants. Ceux qui souhaitent poursuivre leur parcours en université peuvent s’appuyer sur le service handicap étudiant présent dans chaque université. Ce service a pour mission de répondre à chaque situation individuelle via des actions spécifiques ou globales : aides pédagogiques ( tutorat, soutien, preneurs de notes…), aides techniques, aménagements de parcours personnalisés, aménagements des examens et des concours de l’Enseignement supérieur en fonction de l’avis du médecin désigné par la CDAPH. Quelle que soit l’orientation post-bac, il est nécessaire de contacter le service en charge de l’accompagnement des étudiants handicapés le plus en amont possible de la rentrée universitaire. Avant même l’inscription, le référent handicap peut apporter des informations sur les aménagements envisageables (coordonnées disponibles sur les fiches de formation Parcoursup, dans la rubrique « Contacter et échanger avec l’établissement » et sur le site HandiU du ministère. Là encore, il est possible, en cas de reconnaissance de handicap, d’être accompagné par un  service médicosocial, (Service d'Accompagnement Médico -Social pour Adultes Handicapés (SAMSAH) ou Service d'Accompagnement à la Vie Sociale  (SAVS)), pour parvenir à concilier autonomie dans la vie quotidienne (courses, déplacements,…), études, vie professionnelle, soins et vie sociale. 

Pour en savoir plus : 

www.umontpellier.fr/campus/sante-social-et-handicap/etudiants-et-handicap 

www.univ-tlse3.fr/accompagnement-des-publics-specifiques/handicap 

Comment se passent les études pour les étudiants en situation de handicap ou avec un trouble de santé invalidant ? (FALC). Ministère de l’enseignement supérieur. 2025 :

www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/circulaire-du-10-juillet-2024-sur-les-droits-des-tudiants-en-situation-de-handicap.pdf 

www.monparcourshandicap.gouv.fr/etudes-superieures/quels-sont-les-amenagements-possibles-pour-les-concours-et-examens 

 

En Occitanie avec Atypie-Friendly : 

Le programme national Atypie Friendly œuvre à la construction d’un enseignement supérieur inclusif pour les étudiants et les personnels avec TND des universités et grandes écoles du réseau. Il propose des ressources variées, pour les étudiants et leurs aidants ainsi que pour les équipes pédagogiques et administratives et en particulier des ateliers en ligne de méthodologie de travail universitaire, des webinaires et cafés (orientation, aménagements, insertion professionnelle)…(atypie-friendly.fr/nos-prochains-rendez-vous/

 

A partir de 16 ans, il est utile de demander à la MDPH une reconnaissance de sa qualité de travailleur handicapé (RQTH) qui atteste de possibilités d'obtenir ou de conserver un emploi réduites suite à une altération d'une ou plusieurs fonctions physique, sensorielle, mentale ou psychique. (Une équivalence existe pour tous les jeunes âgés de 15 à 20 ans avec un droit ouvert à l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH), la prestation de compensation du handicap (PCH) ou bénéficiant d’un PPS. Ces droits valent une RQTH pour les jeunes concernés.). Parallèlement à cette reconnaissance, la MDPH notifie une orientation vers le marché du travail classique dit « ordinaire », vers une entreprise adaptée ou vers un établissement et service d’accompagnement par le travail (Ésat) sur la base d’une préconisation de France Travail. La personne en situation de handicap reste libre de faire valoir ou non les droits liés à cette reconnaissance.  

La RQTH permet de bénéficier de compensations pour effectuer une formation professionnelle ; en particulier, elle offre la possibilité de conclure un contrat d’apprentissage aménagé dans tout centre de formation d’apprentis, dès 16 ans et sans limite d’âge maximum (travail-emploi.gouv.fr/le-contrat-dapprentissage-amenage). Elle offre également la possibilité de s’inscrire en centre de formation des apprentis spécialisé (CFAS) (https://www.monparcourshandicap.gouv.fr/glossaire/cfas) dans les départements où il en existe. L'apprentissage permet de préparer tous les diplômes professionnels et technologiques de l'éducation nationale (CAP, brevet d'études professionnelles (BEP),bac professionnel, brevet de technicien supérieur (BTS), licence professionnelle, Master 1 et 2). 

La RQTH permet également aux personnes en emploi ou en recherche d’emploi de bénéficier du dispositif d'emploi accompagné qui facilite l’accès et le maintien dans l'emploi en milieu ordinaire par du soutien dans la recherche d'un emploi (CAP emploi, contrat aidé), un accompagnement dans la mise en place d’aménagements du poste de travail par l’Association de gestion du fonds pour l'insertion des personnes handicapées (AGEFIPH) ou le Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la Fonction publique (FIPHFP)) et l’accès  à des formations permettant d’acquérir les compétences nécessaires à la conservation de l’emploi.  Les aménagements proposés peuvent être constitués d’aides techniques (logiciel, souris ou clavier adapté…) ou humaines ou d’adaptations du poste de travail (horaires adaptés, limitation des déplacements, répartition des tâches…). Si besoin, sur demande de CAP emploi, de France Travail, de la Mission locale ou de l’employeur, la personne en situation de handicap bénéficie d’un Appui spécifique TND. Il s’agit de l’appui d’un expert spécialisé, qui intervient pour apporter des conseils, élaborer un diagnostic, un bilan des capacités, identifier et/ou mettre en place des techniques et des modes de compensation afin de répondre à des besoins en lien avec les conséquences du handicap. En Occitanie, les appuis spécifiques pour les TND sont mis en œuvre par l’ASEI, le CROP Association Paul Bouvier, l’YMCA de Colomiers, l’UGECAM, l’APAJH 09, l’ADRH, ALIZE, L’APSH 34 et L’AIPTH. 

Enfin, selon le poste envisagé, la RQTH peut constituer un coup de pouce à l’embauche puisque dans le cadre de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH), les entreprises de plus de 20 salariés doivent compter au moins 6 % de salariés handicapés au sein de leurs effectifs.  

Les personnes ayant une RQTH bénéficient de conditions particulières pour les concours permettant d’intégrer la fonction publique (aménagements des épreuves, suppression des limites d’âge). Sans passer le concours, elles peuvent également rejoindre le secteur public par le recrutement contractuel avant de devenir fonctionnaire grâce à une voire d’accès spécifique. 

A savoir : Depuis mai 2022, les demandeurs d'emploi en situation de handicap sont accompagnés pour toutes leurs démarches de retour à l'emploi, au sein du lieu unique d'accompagnement (LUA), par un conseiller référent France Travail ou Cap emploi, en fonction de leurs besoins. Ils y ont accès à l'ensemble des expertises des deux réseaux : conseillers accompagnement/entreprises, psychologues du travail, conseillers gestion des droits... 

Pour en savoir plus :  

www.monparcourshandicap.gouv.fr/emploi 

www.monparcourshandicap.gouv.fr/aides/la-reconnaissance-de-la-qualite-de-travailleur-handicape-rqth 

www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/

travail-emploi.gouv.fr/la-prestation-dappuis-specifiques 

www.agefiph.fr/actualites-handicap/les-appuis-specifiques-un-accompagnement-sur-mesure-en-reponse-aux-typologies 

 

2. Anticiper le processus d’orientation scolaire :  

Quelle que soit la voie envisagée, il est essentiel d’anticiper les démarches et de se renseigner tôt sur la faisabilité des études et des métiers visés et sur les aménagements envisageables : dès la classe de 4ème pour l’orientation après la 3ème et dès la 2nde pour l’orientation après le baccalauréat. Ce délai permettra à l’élève de découvrir le monde du travail dans le cadre du plan Avenir. Travaillé en concertation entre l'élève, sa famille et l'équipe de suivi de la scolarisation, ce plan prévoit des stages en milieu professionnel et des temps d'accompagnement personnalisé afin de prendre en compte les besoins particuliers des élèves en situation de handicap.  

Ainsi, lorsque l’élève a défini quelques pistes d’orientation qui pourraient l’intéresser, plusieurs étapes sont nécessaires : 

    Analyser les exigences propres au diplôme visé et les adaptations envisageables avec l’aide du référent de scolarité, du coordonnateur d’ULIS ou de SEGPA, ou du conseiller d’orientation scolaire. Il peut être utile de participer aux journées portes ouvertes et de contacter le référent handicap de l’établissement. Attention en particulier aux dispenses, durant l’année, de matières nécessaires pour la validation des diplômes ou la poursuite de la scolarité visée après l’obtention du diplôme (ex : dispense de langue). Les aménagements demandés doivent permettre d’évaluer les compétences nécessaires à l’obtention du diplôme selon le règlement spécifique. 

    Prendre en compte l’employabilité à l’issue de l’obtention du diplôme en fonction du niveau d’autonomie et de rendement attendus dans la filière visée : Les élèves accompagnées par une AESH peuvent bénéficier de cette aide humaine lors de leurs périodes de formation en milieu professionnel, ce qui sera rarement le cas ensuite dans le milieu professionnel. Si un emploi en milieu ordinaire est visé, il est nécessaire lors des stages de repérer les emplois dans lesquels l’élève est le plus facilement autonome, de déterminer les aménagements qu’il serait nécessaire de mettre en place dans ces emplois et de les expérimenter lors des stages. L’accompagnement par un(e) ergothérapeute peut se révéler nécessaire pour la détermination et l’expérimentation de ces aménagements. Les aménagements envisageables sont variés mais la loi dispose qu’ils doivent être « raisonnables ». Selon le rapport du Défenseur des Droits Jacques Toubon de 2018, cela correspond à des « modifications et ajustements nécessaires et appropriés n’imposant pas de charge disproportionnée ou indue  ».  La charge disproportionnée s’apprécie en tenant compte, notamment, des coûts financiers et autres (exemple : impact sur l’organisation de travail) que ces mesures génèrent pour l’organisation ou l’entreprise au regard de sa taille et de ses ressources propres, mais aussi de la possibilité pour l’employeur d’obtenir des aides financières ou autres, notamment celles accordées par les fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (AGEFIPH et FIPHFP).  

    Vérifier la compatibilité de l’état de santé avec l’orientation choisie : 

    Si l’élève choisi la voie professionnelle choisie et qu’il a à travailler sur des machines dangereuses ou à utiliser des produits à risque avant ses 16 ans, il devra obtenir un avis favorable de la part du médecin de l’éducation nationale sur la compatibilité de son état de santé et des postes de travail concernés. Il est donc conseillé de se renseigner avant de candidater en contactant l’infirmière de l’établissement ou le service de santé scolaire. 

    Le décret du 22 janvier 1988 dressait une liste des catégories d’Emplois Exigeant des Conditions d’Aptitude Particulières (ECAP) prévue par L’article D.5212-25 du Code du travail. Suite à la Loi du 5 septembre 2018 en faveur de la liberté de choisir son avenir et à la loi du 6 décembre 2021 visant à favoriser un égal accès au marché du travail et aux formations professionnelles de toute personne, quel que soit son état de santé, la création d’un comité  responsable d’analyser si des conditions de santé particulières d’accès à une profession sont justifiées et proportionnées aux exigences du poste a été décidée. Cependant cette décision n’est pas encore appliquée. Un flou juridique persiste donc sur ce sujet et il reste important de vérifier si, dans les faits, sur le terrain, des restrictions persistent à l'accès à la profession envisagée en raison d'une maladie chronique (motif impérieux de sécurité et de risque pour la santé). 

Les classes de 3e  « prépa-métiers »  
À l'issue de la classe de 4e, tout élève souhaitant poursuivre sa scolarité en classe de 3e peut demander son admission en classe de 3e « prépa-métiers ».  
En complément des enseignements généraux, cette classe permet de renforcer la découverte des métiers et des formations professionnelles par un enseignement spécifique et des stages en milieu professionnel. 
Pour en savoir plus sur la 3e prépa-métiers, consultez le site de l’Onisep. 

En savoir plus :  

www.education.gouv.fr/bo/16/Hebdo45 

www.onisep.fr/Formation-et-handicap/La-formation-et-l-insertion-professionnelle-des-eleves-en-situation-de-handicap/De-l-orientation-a-l-insertion-professionnelle-des-jeunes-en-situation-de-handicap 

www.dyspraxies.fr/colloques/orientation-eleves-avec-un-trouble-developpemental-de-la-coordination-ou-dyspraxie/ 

 

 3. En cas de décrochage scolaire, ne pas rester isolé : 

Démotivation, phobie scolaire, exclusion scolaire, échec aux examens: quelle que soit la cause du décrochage scolaire, des solutions existent pour retourner vers la formation et l’emploi et retrouver le plaisir d’apprendre et de développer ses compétences. Dans chaque département, les différents partenaires des plates-formes de suivi et d’appui aux décrocheurs (PSAD) proposent des solutions complémentaires. 

Au sein de l’Education Nationale, le chef d’établissement s’appuie sur le groupe de prévention du décrochage scolaire (GPDS) pour exercer les missions de prévention, de détection et de contribution à la prise en charge d’élèves en voie de décrochage. Il peut être interpelé par la famille de l’élève. Au niveau académique, les coordonnateurs de la mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS) ont vocation à intervenir en appui des équipes éducatives pour accompagner les jeunes déscolarisés de plus de 16 ans sans diplômes ni qualifications qui lui sont adressés par la PSAD.  

Service en faveur des décrocheurs et jeunes de 16-18 ans : 

Vous avez entre 16 et 18 ans et êtes sans école, formation ou emploi ? Des professionnels vous écoutent et vous accompagnent au 0800 122 500. 

En savoir plus sur l'obligation de formation 

#1jeune1solution : Partez à la rencontre de votre avenir 

Vous avez entre 15 et 30 ans ? Découvrez toutes les solutions pour votre avenir ! 

www.1jeune1solution.gouv.fr 

 

En dehors de l’éducation nationale, d’autres interlocuteurs sont disponibles au sein des Points Accueil -Ecoute Jeunes (PAEJ (www.anpaej.fr), des clubs de prévention (https://cnlaps.fr/), des Missions locales ou des Maisons des adolescents . Ces lieux offrent des espaces d’écoute bienveillante, gratuits et confidentiels pour rompre avec l’isolement, faire le point sur sa santé mentale (phobie scolaire, harcèlement..), rebâtir son estime de soi mais également commencer à réfléchir à ses aspirations, ses capacités et construire un projet professionnel.  

Suite au repérage, différents parcours de remobilisation permettent à ceux qui ont décroché et sont sortis de l’école sans qualification de retrouver un cadre, une formation ou un projet (remise à niveau, préparation de diplôme, du permis de conduire, stages, formation professionnelle…) : Parcours aménagé de formation initiale,  Dispositifs relai, Ecoles de la deuxième chance (E2C), EPIDE (établissement pour l’insertion dans l’emploi), Ecoles de production , Maisons Familiales Rurales ; lycées de la nouvelle chance ,  Micro-lycées, SMV (service militaire volontaire) ). 

Plus d’informations sur : 

solidarites.gouv.fr/sites/solidarite/Kit-jeunes-en-rupture-mars-2025.pdf 

eduscol.education.fr/4165/mesures-et-actions-pour-lutter-contre-le-decrochage 

eduscol.education.fr/902/les-dispositifs-relais 

Les parcours aménagés de formation initiale (PAFI et PAFI-Tous droits ouverts) :  

Ces parcours permettent aux jeunes en risque ou en situation de décrochage de pouvoir « respirer » et prendre du recul en sortant temporairement du milieu scolaire et/ou de l’établissement. Il ne s’agit pas de laisser les jeunes « livrés à eux-mêmes » et sans activité. L’idée est de leur permettre d’intégrer des activités d’un autre type, a priori moins scolaires, et qui pourraient leur convenir et les motiver davantage.  

Peuvent être envisagées notamment des activités de type service civique, parcours citoyen, stages de découverte en entreprises, … en fonction des besoins. Le jeune peut en proposer lui-même. Ces activités encadrées doivent s’inscrire dans le cadre d’un parcours personnalisé, aménagé spécifiquement pour chaque jeune, et conçu par un tuteur qui suivra le jeune tout au long de son parcours, en lien avec sa famille.  

A la différence du « PAFI », le « PAFI-TDO » s’appuie nécessairement sur une alliance éducative entre l’établissement d’enseignement et l’un des acteurs de l’emploi et la formation des jeunes. 

La durée du parcours est, elle-aussi, individualisée, de quelques semaines à 4 mois pour le PAFI-TDO et jusqu’à 1 an pour le PAFI . Le jeune conserve son statut scolaire et les droits qui y sont associés pendant toute la durée du parcours.  

eduscol.education.fr/document/20536/download 

eduscol.education.fr/document/57438/download 

Les Missions locales assurent des fonctions d’accueil, d’information, d’orientation et d’accompagnement à l’accès à la formation professionnelle initiale ou continue, ou à un emploi à destination des jeunes de 16 à 25 ans. Elles interviennent dans le travail de la levée des freins à l’emploi, à la formation et à l’orientation, mais aussi de la levée des freins à la mobilité, au logement, à la santé, à l’accès à la culture, au sport et aux loisirs. Elles peuvent accompagner les jeunes jusqu’à l’âge de 29 ans révolus dans le cas où la qualité de travailleur handicapé est reconnue dans le cadre du contrat d’engagement jeune (CEJ).  

Pour en savoir plus sur l'offre de services du réseau des Missions locales, consultez le site Internet de l'Union nationale des missions locales. 

 

Des solutions inventives en Occitanie : 

 -     Avec l’association les Apprentis d’Auteuil : 

Les dispositifs relais proposent un accueil temporaire à des élèves de collège, entrés dans un processus de rejet de l’École : absentéisme non justifié, problèmes de comportement violents et récurrents, mais aussi extrême passivité dans les apprentissages instaurant un processus d’échec et d’abandon.  

www.apprentis-auteuil.org/etablissements/atelier-relais-osee 

Boost Insertion est un programme de remobilisation pour les 16-29 ans peu qualifiés, sans projet professionnel et qui rencontrent des difficultés variées. Il permet de mieux se connaître et de construire son projet professionnel. Il donne les moyens d’être acteur de son parcours et aide à prendre confiance en l’avenir. Aucun pré-requis n'est demandé.  

www.apprentis-auteuil.org/dispositifs/boost-insertion 

Pro'pulse pré-apprentissage est un dispositif d'insertion pour des jeunes de 15 à 30 ans, éloignés de l'emploi. Il prépare à l'entrée en apprentissage, tout particulièrement dans des secteurs d'activités à fort besoin de recrutement sur un territoire. 

www.apprentis-auteuil.org/dispositifs/propulse-prepa-apprentissage 

    Avec l’association Tremplin Jeunesse : Cette association aide les jeunes de 15 à 30 ans en difficulté d’accès à l’emploi ou la formation à retrouver confiance en eux et en leur avenir. tremplin-jeunesse.fr/#a-propos 

    Avec l’association Rebonds! : association socio-sportive utilisant le sport comme outil d’éducation et d’insertion sociale et professionnelle à destination des publics en situation de fragilité. Elle œuvre aux objectifs suivants : éducation, insertion sociale et professionnelle, prévention, suivi social, égalité femme / homme, formation et construction d’un parcours sans rupture pour les publics en situation de fragilité : www.asso-rebonds.com/ 

    Avec l’académie de Toulouse et l’équipe médicosociale de l’association RESO : le Dispositif Inclusif en Lycée Professionnel (DILP). Ce dispositif expérimental accueille pendant 2 ans 10 jeunes de 16 ans et plus, avec trouble du développement intellectuel léger à modéré, notifiés en SESSAD, à risque de décrochage scolaire. Les objectifs attendus sont de favoriser le développement de l’autonomie, construire un projet de formation professionnelle et/ou un accès à l’emploi, sans être nécessairement en mesure d’obtenir un diplôme et construire un projet de vie citoyenne dans un environnement ouvert. L’implantation au sein du Lycée des Métiers du bâtiment Urbain Vitry permet l’accès à la certification de compétences et à des conventions de stage et à tous les dispositifs de vie scolaire (restauration, maison des lycéens, vie associative) et la participation à la vie de l’établissement autour d’un ou plusieurs projets. 

    Avec l’association ARPADE (Association Régionale de Prévention et d’Aide face aux Dépendances et aux Exclusions) et les Points Accueil Ecoute Jeune (PAEJ) : Le programme Camin’ado est un dispositif de prévention du décrochage scolaire par le développement des compétences psychosociales des jeunes de moins de 16 ans. www.sirena-cps.fr/resource/caminado/

En parallèle, diverses mesures ont été prises pour que ce ne soit pas « trop tard ». Le droit à l’erreur dans son orientation est reconnu et de nombreuses passerelles ont été développées pour permettre aux jeunes insatisfaits de leur orientation d’en changer, que ce soit au lycée (entre voies générale et professionnelle ou au sein d’une de ces voies) ou lors des études supérieures. Le droit au maintien en formation offre la possibilité aux candidats ayant échoué à l’examen du baccalauréat, du BTS (brevet de technicien supérieur) et du CAP (certificat d’aptitude professionnelle) de conserver leurs notes supérieures ou égales à la moyenne, pendant les cinq sessions suivantes. Les élèves bénéficiant de ce droit ont la possibilité d’effectuer une nouvelle préparation de ces mêmes examens dans l’établissement dont ils sont issus, à la rentrée scolaire qui suit cet échec.  

Et plus tard ? 

Le D.A.E.U. (Diplôme d'accès aux études universitaires) est destiné aux personnes ayant interrompu leurs études sans avoir le baccalauréat et qui veulent reprendre des études supérieures (notamment à l'université) dans une perspective de promotion ou de retour à l'emploi, acquérir un diplôme leur permettant de passer des concours administratifs requérant le baccalauréat ou obtenir un diplôme attestant de leur niveau de culture générale. Les candidats handicapés peuvent demander une dispense de tout ou partie des conditions requises pour l'examen.  

De nombreuses formules de formation sont conçues pour concilier vie professionnelle et études que ce soit via des horaires adaptés, l’alternance (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) ou dans le cadre de l’enseignement à distance  que ce soit avec les GRETA, le CNAM, les université ou les grandes écoles (Cned , de Campus France et de la Fédération inter-universitaire de l’enseignement à distance (FIED )) …. 

Les personnes en situation de handicap peuvent accéder sans notification de la MDPH à l’ensemble des certifications professionnelles proposées par les organismes de formation professionnelle des adultes (voir Répertoire National de la Certification Professionnelle/RNCP) mais en bénéficiant d’un dispositif spécifique : la Ressource Handicap Formation (RHF) pilotée par l’AGEFIPH. Son objectif est de coordonner la mise en place de solutions afin de sécuriser l’entrée et le suivi de la formation de la personne en situation de handicap, en prenant en compte ses besoins de compensation. Toute personne en situation de handicap (détentrice de la RQTH) en formation ou tout organisme de formation (via le référent handicap de l’organisme) peut en bénéficier. C’est au centre de formation, au conseiller à l’emploi ou à la personne en situation de handicap de demander cette prestation. Elle est réalisée par un conseiller sélectionné et financé par l’AGEFIPH ou par des salariés de l’AGEFIPH directement. Ce conseiller Ressource Handicap Formation peut mobiliser si nécessaire les prestataires des Appuis Spécifiques si la complexité de la situation de la personne en situation de handicap en formation le nécessite. 

Il existe aussi d’autres voies pour faire reconnaitre ses compétences : validation des acquis de l’expérience (VAE), passage de certifications professionnelles en candidat libre. 

 

Pour en savoir plus : 

pedagogie.ac-montpellier.fr/circulaire-parcours-passerelles-positionnement-et-changement-de-voie-dorientation 

www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/le-daeu-46103 

www.nouvelles-chances.gouv.fr/poursuivre-ses-etudes/au-sein-du-lycee 

www.cnam-occitanie.fr/comment-se-former-/parcours-individuel/les-parcours-individuels-cours-du-soir-vendredi-apres-midi

www.meformerenregion.fr/recherche/organisme 

 

 4. Des ressources dédiées à l’orientation professionnelle :  

Le Service public régional de l’orientation (SPRO) coordonne les diverses ressources existant sur la région au service de l’orientation des jeunes et des adultes. Il est ainsi possible de rencontrer gratuitement un conseiller d’orientation et de consulter des guides métiers dans les lycées, les universités, les CFA et au sein de structures spécialisées :  CIO (Centre d’information et d’Orientation) qui dépendent du ministère chargé de l'Éducation nationale, Service commun universitaire d’information et d’orientation (SCUIO),  ONISEP (Office National d’Information Sur les Enseignements et les Professions), CIDJ et réseau Info Jeunes, Maison de l’orientation du Conseil régional Occitanie (www.laregion.fr/-maisons-orientation-), mais également centres d’aide à la décision des Chambres de métiers et de l’artisanat, chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) chambres d’Agriculture, Maisons de l’emploi (www.ville-emploi.asso.fr/annuaire-du-reseau) et acteurs du Service public de l’emploi (France Travail , Missions locales et Association pour l'emploi des cadres (Apec)). Finalement, toute personne active (salarié, agent du secteur public, demandeur d’emploi, travailleur indépendant, auto-entrepreneur…) ou tout jeune sorti du système scolaire sans qualification ni diplôme peut bénéficier gratuitement de l’appui d’un conseiller en évolution professionnelle (CEP) pour s’orienter, construire un projet professionnel et accéder à la formation. Le conseiller en évolution professionnelle peut être la même personne ou le même organisme que le conseiller à l’emploi référent.( mon-cep.org/). 

En université, un cursus a été créé pour les bacheliers encore indécis ou en questionnement sur leur orientation : le diplôme d’établissement PaRéO . Cette formation post-bac propose une année de réflexion et de découverte, pour mûrir un projet d’études ou professionnel avant de s’engager dans un cursus spécifique. 

Les associations de familles concernées par les troubles du neurodéveloppement proposent des sensibilisations à ces troubles aux entreprises (employeurs et salariés ), aux organismes de formation professionnelle et aux conseillers Cap Emploi. Elles organisent aussi de l’accueil individuel pour accompagner les adolescents et adultes concernés. 

Les jeunes en situation de handicap peuvent également s’appuyer pour leur orientation sur des ressources qui leurs sont dédiées: PAIP,  guides et dossiers de fond “spécial handicap” de l'ONISEP , dispositifs de découverte d’un métier Un jour un métier et Duoday, Cap emploi, parrainage en entreprises via atouts pour tous. A l’université, des actions sont conduites par le référent handicap, en collaboration avec le service d’insertion professionnelle de l’établissement, pour favoriser l’entrée dans la vie professionnelle des étudiants en situation de handicap pendant (stages inclus dans la formation) et après validation de leur diplôme.  

Enfin, sur notification de la MDPH, les personnes en situation de handicap, quel que soit leur statut (salarié, agent public, demandeur d’emploi),  peuvent bénéficier dès 16 ans d’actions d’évaluation, d’orientation et de formation au sein de structures spécialisées, les établissements et services de pré-orientation ou de réadaptation professionnelle (ESPO et ESRP). L'accompagnement y est assuré par une équipe pluridisciplinaire comprenant ou associant un ou plusieurs professionnels parmi les suivants : professionnel de l'orientation, de l'insertion et de la formation ; médecin ; psychologue ; ergonome ; auxiliaire médical ; travailleur social.(Accéder à l'annuaire des ESPO et ESRP) 

 

Cap emploi 

Les Cap emploi sont des organismes spécialisés dans l’emploi et le handicap. Dans le cadre de leur mission de service public, ils accompagnent les demandeurs d’emploi, les salariés ou les agents de la fonction publique en situation de handicap et les employeurs (privés et publics). 

Ils ont pour rôle de conseiller et d'accompagner les personnes qui ont un handicap reconnu ou en cours de reconnaissance dans l’élaboration et la mise en œuvre de leur projet professionnel (projet initial, évolution ou transition professionnelle), la vérification de l’adéquation emploi/handicap de leur projet en lien avec le marché du travail, la recherche d’une formation et de son financement et l’accès à l'emploi en milieu ordinaire. Ils accompagnent aussi les personnes tout au long de leur parcours professionnel, dans la prise de poste, le maintien dans l'emploi et la mise en œuvre d'aménagements du poste de travail. Ils conseillent et accompagnent également les employeurs sur l’emploi de personnes en situation de handicap. 

Pour en savoir plus, consultez le site Internet du réseau des Cap emploi. 

Davantage d’informations sur la scolarité, les études supérieures, la formation en alternance, la recherche d’emploi, la vie professionnelle et la formation professionnelle sur le site  « Mon parcours handicap » : www.monparcourshandicap.gouv.fr/ 

 

Des dispositifs en Occitanie : 

- L’association ARPEJEH (Accompagner la Réalisation des Projets d’Études de jeunes Élèves et Étudiants Handicapés – arpejeh.com ), conventionnée par l’académie de Montpellier, est une association d’employeurs qui accompagne les jeunes en situation de handicap à partir de la 3ème et jusqu’à 30 ans (tous niveaux, scolarisés ou non), dans la découverte des métiers et la construction de leur projet professionnel. Dans ce cadre, l’association propose des actions variées avec ses entreprises partenaires tout au long de l’année : forum découvertes des métiers, visites d’entreprises, présentations métiers, coachings pros, mentorat, ma fonction mon parcours… 

actions.arpejeh.com/actions 

- Le dispositif APIPESH soutient les étudiants en situation de handicap de l’Université de Toulouse dans leur projet professionnel via l’organisation d’ateliers pratiques, webinaires, forums et simulations d’entretiens.  

www.univ-tlse3.fr/handicap/retour-sur-la-2%E1%B5%89-edition-du-forum-info-day-handicap 

- Dispositif I-Dys-Pro du Centre de Réadaptation et d’Insertion Professionnelle de Castelnau Le Lez 

Ce dispositif d’accompagnement vise notamment les DYS sévères, TDAH et en rupture scolaire avec pour objectif de remobiliser les compétences, d’accompagner les personnes tout au long de la construction de leur projet professionnel et de faciliter l’accès à la formation par la voie de l’apprentissage: découverte métier sur les plateaux techniques, immersion en milieu professionnel, éducation à la citoyenneté et accès à la culture, présence au quotidien d’un ergothérapeute (stratégie d’adaptation), d’un éducateur (mise en place de la stratégie) et psychologue (estime de soins). 

Il est ouvert aux personnes en situation de handicap dès 16 ans, sur notification MDPH. La durée de l'accompagnement peut varier de 3 à 24 mois.  

Bon à savoir : Le CRIP intègre un Institut de formation de soins infirmier et aide soignants pour les personnes en situation de handicap. 

www.groupe-ugecam.fr/centre-de-reeducation-et-dinsertion-professionnelle/dispositif-idys-pro 

www.groupe-ugecam.fr/sites/default/files/2024-03/b-q-enr-i-dys-pro-10-2024.pdf 

 

5. Quelques conseils pratiques : 

Si vous vivez avec un TDAH, vous pouvez avoir rapidement la sensation de vous ennuyer : ne papillonnez pas d’une formation à une autre ou d’un emploi à l’autre, donnez-vous le temps de valider une formation ou d’acquérir une expérience significative ! 

En milieu professionnel, communiquez afin que vos collègues puissent comprendre votre comportement et vos besoins et que vous puissiez envisager des solution ensemble : tutorat, prise en charge par le collectif des tâches pour lesquelles vous éprouvez des difficultés en contrepartie de tâches que vous réalisez facilement, évitement des doubles-tâches comme la prise de notes en réunion, espace de détente, communication adaptée des consignes… 

Le handicap est encore l’objet de représentations limitantes. Il n’y a pas de solution unique ou de parcours idéal en fonction d’un diagnostic. Chaque jeune est particulier et son parcours ne doit pas lui être prescrit par son entourage familial, éducatif ou médical. 

Parfois, faire un détour peut permettre de reprendre confiance en soi et de retrouver la motivation et le plaisir d’apprendre. Certains jeunes découvrent leurs capacités en lycée professionnel ou lors d’un service civique, par exemple. 

Le Dispositif d’Assistance au Projet de Vie (DAPV) : un dispositif d’appui à l’autodétermination 

Toute personne en situation de handicap et tout parent d’un enfant mineur en situation de handicap peut s’adresser librement et gratuitement au DAPV. 

Les professionnels qui exercent au sein du DAPV s’appellent des faciliteurs de projets et parcours de vie (FPPV). Le FPPV accompagne la personne à cheminer dans l’expression, la formulation et la construction de son projet de vie, à toutes les étapes et sur tous les champs de la vie. Le FPPV soutient le projet de vie de la personne, sans restriction et sans a priori, pour permettre une prise de décision libre et éclairée. 

www.occitanie.ars.sante.fr/lars-occitanie-poursuit-le-deploiement-des-dispositifs-dassistance-au-projet-de-vie-dans-chaque 

Réaliser une mission de service civique 

Les missions de service civique sont des missions d’intérêt général qui couvrent de nombreux domaines : culture, éducation, environnement, sport, santé... Elles durent 6 à 12 mois et sont indemnisées.  

Le service civique est accessible à partir de 16 ans, et jusqu'à 30 ans pour les jeunes en situation de handicap, sans condition de diplôme ou d’expérience.  

En savoir plus avec les tchats de l’ONISEP : 

     L'orientation des élèves avec un trouble "dys". Revivez le tchat 

     Revivez le tchat "Élèves en situation de handicap au lycée"